ÇA COMMENCE À FAIRE BEAUCOUP !
Il y a quelques jours, nous dénoncions la publication en plein été d’un décret permettant désormais de reporter les congés annuels des hospitaliers pour nécessité de service. À peine le temps de digérer cette nouvelle attaque qu’un autre décret, publié le 29 juillet, vient modifier les règles concernant les arrêts maladie et le temps partiel thérapeutique dans la Fonction publique hospitalière.
La logique commence à être sérieusement indigeste : quand l’hôpital manque de personnel, ce sont les agents qui doivent reporter leurs congés ; quand les conditions de travail les épuisent et qu’ils tombent malades, ce sont encore eux que l’on contrôle et que l’on culpabilise.
Pendant ce temps, toujours pas de réponse à la question essentielle : pourquoi les hospitaliers sont-ils malades ? Sous-effectifs chroniques, rappels sur repos, intensification du travail, perte de sens, épuisement professionnel… Les causes sont connues. Mais plutôt que de s’y attaquer, le gouvernement préfère une nouvelle fois s’attaquer aux droits des agents.
À force de vouloir faire tenir l’hôpital sur le dos de celles et ceux qui le font fonctionner, la corde finira par casser.

